numbers une série tv trés math

voici une présentation de la série tv numbers ,une série policière américaine qui parle de maths !!!

VOICI LE GENERIQUE

Nouveau venu dans le paysage audiovisuel pourtant déjà lourdement chargé des drames criminels, Numb3rs adopte un angle pour le moins original. Plutôt que de recourir à des analyses pseudo scientifiques aux noms exotiques, ou même de se baser simplement sur la finesse et l'acuité de ses détectives, la série fait appel à un outil honni par bon nombres d'étudiants : les maths. Mais pas n'importe quelles maths non plus. Non non non, des maths de haut vol ma bonne dame. Des maths de professionnel. Des maths d'un calibre dont seul le nom d'un théorème vous donne déjà des maux de tête pour plusieurs heures, mais surtout des maths désormais capables d'occuper une partie de vos vendredis soirs,

Quod erat demonstrandum

Comme tout bon procédural qui se respecte, et à l'image d'une démonstration mathématique bien carrée, Numb3rs s'arc-boute sur un canevas bien défini. Chaque épisode débute ainsi par un panneau affichant quatre groupes de chiffres censés présenter très succinctement les enjeux du sujet abordé dans l'épisode. Vient ensuite l'accroche pré-générique durant laquelle se déroule le crime. Le décor est planté, les coureurs sont dans les starting-blocks, bref l'enquête va enfin pouvoir démarrer.

 

Entrent alors en scène nos braves enquêteurs du FBI, emmenés par le fringant Agent Spécial Don Eppes (Rob Morrow), qui a la bonne idée d'avoir un frère cadet, Charlie (David Krumholtz), génie des maths. Après les préliminaires d'usage, soit le mathématicien de garde est appelé à la rescousse par son agent fédéral de frère, soit il débarque spontanément au cœur de l'enquête, ayant eu une brillante idée au cours des minutes précédentes.

 

 



Les deux groupes, les flics et les matheux, vont alors se livrer à un ping-pong intellectuel tout au long de l'enquête. Le premier alimente le second en casse-têtes chinois quand il tombe sur une nouvelle impasse, et ce dernier répond avec une théorie adaptée aux faits et données disponibles. Théories plus ou moins fumeuses selon les cas, mais qui permettent d'aboutir héroïquement à la solution. Le puzzle résolu, nos héros peuvent alors se reposer les neurones autour d'une bonne bière bien méritée.

 

Les maths pour les nuls

L'aspect le plus enthousiasmant de Numb3rs ne réside donc pas tant dans la complexité apparente des histoires que dans la manière de mettre à profit de façon simple et efficace des théories mathématiques très compliquées. Ainsi, de la même manière que l'on est abreuvé de termes médicaux tous plus hermétiques les uns que les autres dans un épisode d'UrgencesNumb3rs a le chic pour présenter au spectateur ébahi une ribambelle de théorèmes et de démonstrations aux noms imprononçables, que seules quelques personnes sur cette planète sont à même de comprendre complètement.

 

Cependant, parfaitement conscients du fait qu'un bon dessin vaut mieux qu'un long discours, les auteurs accompagnent chaque brillante démonstration faite par Charlie Eppes d'une analogie facilement compréhensible par le public. Analogie généralement couplée à une illustration graphique du plus bel effet qui parachève le mini cours magistral du jour. Le spectateur a alors tout compris et s'enorgueillit de pouvoir comprendre avant la coupure pub des théories qui lui auraient donné des cauchemars dans d'autres circonstances.

 

 



Il faut donc tirer un coup de chapeau aux scénaristes bien évidemment, pour être capables de mettre à portée d'un public lambda des théories qui n'ont jamais vu l'extérieur d'une salle de classe ou d'une revue spécialisée, mais aussi aux comédiens, David Krumholtz en tête, pour réussir à rendre captivante une grande explication bien complexe, sans pour autant jamais être rébarbatif. Il est assez rare pour être souligné que la télévision (américaine de surcroît) prenne un aspect didactique, voire pédagogique, tout en restant divertissante. Il ne faut pas cependant s'emballer plus que de raison, on n'est pas non plus dans Le dessous des cartes ou dans C'est pas sorcier.

 

Le revers de la médaille (Fields)

Paradoxalement, l'approche mathématique qui fait la force et l'originalité de Numb3rsest aussi son talon d'Achille. Un peu comme dans House ou Lost, on se dit au début de la série « oui bon c'est bien gentil, mais ils vont jamais pouvoir aller au-delà d'une douzaine d'épisodes avec un pitch pareil ». Si une telle affirmation se révèle relativement fausse pour Lost et surtout pour House, la situation n'est pas forcément aussi idyllique dans le cas présent. En effet, le besoin de recourir à des analyses mathématiques à chaque nouvel épisode n'est pas toujours pertinent. Selon les affaires imaginées par les auteurs, on en vient parfois à se dire que nos enquêteurs manquent cruellement de flair et d'instinct pour des flics, même fédéraux.

 



La première saison faisait pour ainsi dire un sans-faute de ce point de vue, mais la deuxième accuse une légère baisse de régime. Il n'y pas non plus de quoi tirer la sonnette d'alarme, dans la mesure où cette diminution ne détruit pas complètement la crédibilité du show, mais on sent bien que certains épisodes sont moins inspirés que d'autres.

 

 



L'autre ombre au tableau concerne la psychologie des personnages. Sur la demi-douzaine d'entre eux qui occupe le devant de la scène, seuls Charlie Eppes, interprété par David Krumholtz et Larry Fleinhardt, interprété par Peter MacNicol, bénéficient d'une réelle étude de caractère. À l'inverse, le groupe des agents fédéraux est relativement schématique. Par exemple l'autre personnage central du show, Don Eppes, joué par Rob Morrow, trimballe bien quelques cadavres dans son placard, mais l'absence de réelle profondeur psychologique en fait plus un aimable Monsieur Loyal qu'un véritable atout narratif. Il forme un duo efficace avec son frère et la dynamique entre les personnages fonctionne avec un naturel très plaisant, mais on aurait aimé voir une enveloppe avec un peu plus de substance que ce G-man entièrement dédié à son travail.

 

Pour quelques chiffres de plus

Numb3rs est donc un des ces nombreux drames procéduriers qui fait les beaux jours de CBS, à l'instar de la franchise CSI, de FBI : Portés disparus et de NCIS. Débarqué en janvier 2005 pour un premier run probatoire de neuf épisodes, le show imaginé par Cheryl Heuton et Nicolas Falacci (deux néophytes inconnus jusqu'alors) et coproduit par les frères Ridley et Tony Scott, a sérieusement creusé son nid au cœur de la grille de « The Eye » (le surnom de CBS outre-atlantique).

 



Avec une première à 20 millions de téléspectateurs et des chiffres qui se sont sérieusement maintenus sur la durée, la première saison a été rapidement rallongée de quelques numéros pour aller jusqu'à 13. La deuxième saison a ensuite été votée par CBS. Le show a fait partie du socle de la chaîne à la rentrée de septembre, avec un décompte réglementaire de 24 épisodes. Le renouvellement pour la troisième année a lui été annoncé en février (voire news).

 

 



Preuve supplémentaire de sa popularité grandissante, quelques guests, si ce n'est de luxe, du moins relativement intéressants sont venus faire un tour au pays des nombres. On peut ainsi citer Lou Diamond Phillipps, qui a fait une double apparition dans le rôle d'un tireur d'élite renommé, la très jolie Samaire Armstrong (Newport Beach (The O.C.), Entourage) en pop star traquée, Kirk Acevedo (Oz) et John Glover, aka Lionel Luthor, venu jouer les médiums entre deux épisodes deSmallville.

 

 



Malgré ses quelques défauts somme toute relativement bénins, Numb3rs est donc une série très agréable à suivre, originale et vraiment inventive. Un peu comme Monsieur Jourdain qui fait de la rhétorique sans le savoir, Numb3rs démontre d'une certaine manière qu'on utilise des maths à longueur de temps sans généralement s'en rendre compte. Qu'un phénomène en apparence très simple ou complètement intuitif dissimule une réalité mathématique parfois inouïe et qui ne demande qu'à être démontrée.

 

Numb3rs, tous les vendredis soir sur M6, à partir de 20h50.

 

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Les personnages


Charlies Eppes (David Krumholtz)
Personnage sur les épaules duquel repose toute la série, Charlie Eppes est un génie, un vrai. Sorti de la fac bardé de diplômes à l'heure où ses copains de lycée étaient encore poursuivis par leurs équations du second degré, ce mathématicien de renommée mondiale a une prise avec la réalité inhabituelle pour sa profession. Consultant pour la NSA, c'est presque par hasard qu'il retrouve son frère Don sur une affaire criminelle requérant son expertise.

Littéralement habité par son art, coucher et résoudre des équations sur le tableau noir est aussi naturel et indispensable pour lui que respirer pour n'importe quel quidam. S'impliquant toujours davantage dans les enquêtes de son frère, il en vient parfois à délaisser ses travaux académiques, au grand dam de son ami et collègue Larry Fleinhardt. Comme tous les esprits brillants, il lui arrive de se laisser emporter par un enthousiasme débordant, mais son frère et son père sont là pour lui ramener les pieds sur terre.

Même si son nom n'est pas très connu du grand public, le visage de David Krumholz vous dit probablement quelque chose et sa filmographie est plutôt bien remplie. Il a ainsi débuté sur grand écran en 1993 dans Les Valeurs de la famille Addams où il jouait le petit copain de Mercredi Addams (Christina Ricci), et il est récemment apparu dans Ray et Serenity. Mais le rôle qui vous fait certainement vous dire « je connais cette tête là bon dieu » sans réussir à vous rappeler où vous l'avez vue, est celui de Paul Sobriki, le schizophrène qui poignarda mortellement Lucy Knight et blessa grièvement John Carter dans les fabuleux treizièmes et quatorzièmes épisodes de la sixième saison d'Urgences (les meilleurs de toute la série avec la mort de Mark Greene soit dit en passant).


Don Eppes (Rob Morrow)
Droit dans ses bottes, l'Agent Spécial Don Eppes est l'archétype de l'agent fédéral entièrement dévoué à son travail, à son devoir. Don a souffert d'avoir un frère cadet, plus jeune de plusieurs années, dans la même classe que lui au lycée (voire en avance) à tel point qu'ils ont longtemps été brouillés. Travailler conjointement avec son cadet est certainement la meilleure thérapie qui pouvait lui être proposée.

Ciné dans Dernière danse (avec Sharon Stone), Quiz Show (avec John Turturroet Ralph Fiennes), télévision où il a figuré en tête du casting de la série comique renommée Northern Exposure (Bienvenue en Alaska), Rob Morrow a roulé sa bosse à droite à gauche. Il a aussi tâté de la réalisation dans diverses séries (Joan of ArcadiaOz, et bien sûr Numb3rs).


Alan Eppes (Judd Hirsch)
Père des deux précédents (quelle surprise), Alan Eppes est un père aimant, et qui n'a pas encore complètement fait le deuil de son épouse récemment décédée. Mais surtout, Alan Eppes est un ancien baba-cool, politiquement engagé, et qui s'efforce de faire garder les pieds sur terres à deux grands rejetons qui ont un peu tendance à perdre pied avec la réalité.

Chose inhabituelle dans un procédural, le facteur familial deNumb3rs est primordial pour la stabilité de l'équation. Et le fait les trois personnages vivent de facto sous le même toit n'y est pas étranger.

Avec un résumé long comme le bras, Judd Hirsch fait du cinéma et de la télévision depuis plus de trente ans. Il fut notamment le papa de Jeff Goldblum dansIndependence Day, et il est apparu dans Un homme d'exception.


Larry Fleinhardt (Peter MacNicol)
Un poète, voilà la carrière cachée de Larry Fleinhardt. Physicien spécialiste en cosmologie, ce n'est qu'une couverture. Après avoir été son professeur, il est désormais l'ami et le confident de Charlie, en plus d'être certainement un des rares à savoir ce qui se passe dans sa tête.

Il joue aussi le rôle de lampe torche de la série dans la mesure où il illumine régulièrement les réflexions de son collègue de ses brillantes errances intellectuelles et métaphysiques.

Un peu à l'image de son personnage d'Ally McBeal, Peter MacNicol apporte une touche complètement lunaire au show. Brillant, renfermé, un peu autiste sur les bords (il n'ingurgite que de la nourriture entièrement blanche), il est le contrepoint parfait de Charlie Eppes, et la complicité entre les deux comédiens est évidente. Surtout qu'il se récupère tout le temps les explications les plus tordues de la série.


Amita Ramajuan (Navi Rawat)
La voici la voilà, celle qui fait bondir le petit cœur de notre mathématicien génial. Étudiante de Charlie, cette brillante mathématicienne n'est pas non plus insensible au charme de son professeur. Mais l'Univers étant tellement compliqué, la relation entre les deux évolue de manière assez inattendue.

Navi Rawat est définitivement un des atouts charme de la série avec un sourire éclatant, des grands yeux noirs et ses belles boucles de jais (et une voix légèrement rocailleuse en VO). Elle n'est pas connue, mais elle a déjà bien roulé sa bosse à 25 ans avec des guests récurrents dans la première saison de 24 et dans The O.C.


Terry Lake (Sabrina Lloyd)
Sabrina Lloyd (Sliders) a passé moins d'une saison sur Numb3rsavant de quitter la série. Son personnage, complètement transparent, n'apportait rien au show (hormis le fait d'avoir été dans un lointain passé un intérêt amoureux de Don Eppes) et a été remplacé par celui plus intéressant de Diane Farr. Il est fait mention au début de la seconde saison qu'elle a rejoint une autre antenne du FBI, sans autre forme de procès.


Megan Reeves (Diane Farr)
Remplaçante de Sabrina Lloyd au début de la seconde saison, Megan Reeves est un personnage sympathique, plutôt novice dans le métier, mais qui dégage un certain charme, d'autant qu'elle est beaucoup plus présente que son prédécesseur féminin. Elle offre de plus un potentiel intéressant dans la mesure où c'est la seule des flics à avoir un passé complexe qui, s'il était exploité correctement, pourrait apporter beaucoup au personnage et à la série.

Après avoir passé une saison en pompière qui défend vaillamment son bout de gras dans la deuxième saison de Rescue Me, Diane Farr est venue prêter son joli sourire aux traits de Megan Reeves. Beaucoup de télévision dans le CV de cette new-yorkaise pur jus.


David Sinclair (Alimi Ballard)
L'agent David Sinclair n'est pas à proprement parler un personnage inintéressant (enfin si un peu quand même). C'est juste qu'il tient plus du meuble que du limier de premier plan. Un rouage de plus dans la grande machine du FBI télévisuel, et c'est tout. Acteur inconnu, ses crédits révèlent beaucoup de guests dans des séries diverses et variées, avec un film de temps en temps.


Colby Granger (Dylan Bruno)Nouveau venu au début de la seconde saison, Colby est un ancien militaire, reconverti dans la police fédérale après avoir séjourné en Afghanistan tous frais payés. C'est un personnage de second plan très schématique et peu développé pour le moment. Il forme en fait un duo efficace avec l'Agent Sinclair : le meuble et la potiche.

Si vous aimez les beaux blonds qui débordent de muscles, vous serez servis avec Dylan Bruno. Hormis une apparition dans Il faut sauver le soldat Ryan et des guests de ci de là, pas grand-chose à signaler.

 

David Krumholtz

Rob Morrow

Rob Morrow

 




 

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